L’Administration (Rectorat et Ministère) organise elle-même la pénurie des remplaçant.es titulaires en EPS !

Rectorat - CTA du 29-03-22

Ce mardi 29 mars 2022, nous avons interpellé le rectorat sur le déséquilibre incompréhensible entre le nombre de postes vacants (plus de 50) et le nombre d'entrant.es dans l'académie (17).

Nous avons remis l’ensemble des témoignages (plus de 30) que nous avions reçus des collègues ainsi que notre demande d’audience en urgence pour étudier un calibrage plus adapté aux besoins.

La Secrétaire Générale du Recteur n’a pas semblé prendre la pleine mesure du déséquilibre mais a tout de même indiqué qu’elle serait attentive aux situations évoquées.

Afin que chacun.e puisse se rendre compte de la souffrance générée, voici ci-dessous quelques extraits de témoignages que nous avons reçus ces derniers jours:

– La situation ne peut plus durer. A moins de prendre un arrêt de travail, une disponibilité voir même de démissionner, aucune alternative ne me serait bénéfique (Justine)

Cette situation qui dure depuis 2 ans est intolérable et extrêmement fatigante avec 3 enfants à charge pour notre foyer, tant d’un point de vue humain que professionnel. Je subis donc de plein fouet cette volonté de précarisation de l’enseignement. (Sophie)

Avec la barre d’entrée actuelle et avec les points dont je bénéficie tous les ans, il me faudrait près de 10ans pour pouvoir rentrer dans l’académie Bretagnecette situation met en danger l’existence de mon couplecela remet également en question mon appartenance à l’éducation nationale. (Josselin)

Triste mais réaliste, le métier ou la famille ? Mes élèves ou mes enfants ? Voilà les dilemmes qui s’imposent fatalement à un Professeur Breton en 2022… (Philippe)

Voilà maintenant 4ans que nous sommes séparés et il m’est toujours impossible de rentrer en Bretagne. Où est la mobilité des enseignants ? Suis-je condamné à vivre loin de ma famille ? de mes amis ? de mon conjoint ?…La seule solution s’offrant à moi est d’arrêter ce métier qui pourtant était