RECRUTEMENT / STAPS

Dernière mise à jour le 22/07/09

 

 

 

EPS : effondrement des recrutements
le 21/12/05

Le SNEP dénonce le choix gouvernemental

400 postes au CAPEPS externe 2006 (800 en 2005), baisse de 50%
15 à l’agrégation externe d’EPS (/35), baisse de 57%
40 au CAPEPS interne (/120+30), baisse de 73%
100 à l’agrégation interne (/120), baisse de 17%

Faisant fi des engagements de son prédécesseur de publier tôt dans l’année le nombre de postes ouverts aux concours de recrutement, le ministre de Robien a attendu les vacances pour annoncer aux candidats son « cadeau » de Noël.

S’agissant du CAPEPS externe, il faut remonter à 20 ans en arrière pour trouver un nombre aussi faible. Alors que l’administration a prévu des départs à la retraite de l’ordre de 1000 à 1100 pour la rentrée 2006, cette décision se situe dans la droite ligne du dogme de la baisse de l’emploi public et du non-remplacement de tous les départs à la retraite.

Elle est aussi l’aboutissement d’une véritable campagne anti-EPS fondée sur le soi-disant « surnombre » de ses enseignants, et issue d’une manipulation des données en termes d’emplois et de personnels d’EPS dans le second degré ainsi que d’une augmentation considérable des heures supplémentaires. Cette campagne a été relayée en 2005 par la partie « EPS et UNSS » du rapport de la Cour des Comptes, lui-même repris par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale.

Cette baisse drastique est décidée au moment où peut-être comme jamais, les adolescents ont besoin pour leur santé, leur épanouissement et leur formation, de « plus et mieux » d’éducation physique, enseignement qu’ils continuent de plébisciter largement. Toutes les enquêtes le démontrent.

Dans un contexte de baisse généralisée des recrutements (- 30%), l’éducation physique, avec une chute de 50% apparaît comme la victime principale de la politique actuelle. Cela n’est pas sans relation avec la nouvelle organisation très hiérarchisée des savoirs, inscrite dans le socle commun imposé par la loi Fillon. C’est un nouveau coup très dur porté à la filière STAPS et à ses étudiants.

Le SNEP-FSU, dès son Conseil délibératif de rentrée des 5 et 6 janvier 2006, envisagera toutes les suites à donner à ce qu’il considère comme une agression. Il prendra contact avec les étudiants, leurs organisations, les syndicats d’enseignants et les partenaires de l’école pour concevoir et mettre en œuvre dans l’unité, la riposte qui s’impose.

Le secrétariat national
21 décembre 2005

 
Recrutement en EPS : DANGER
le 11/11/05

Les propos du député Yves Chamard (UMP), rapporteur spécial de l'enseignement scolaire à la commission des finances de l'Assemblée Nationale, mettent l’EPS en ligne de mire.

"… On sait que les remplacements ne sont pas toujours assurés, mais qu'un grand nombre d'enseignants ne sont pas devant des classes. La Cour des comptes a dénombré 56 000 équivalents temps plein, rémunérés par l'éducation nationale, qui sont dans ce cas. Se trouvent dans ce nombre, certes, des décharges parfaitement légitimes, mais également 9 500 enseignants inoccupés ou 4 500 remplaçants incapables d'enseigner, pour lesquels il est peut-être urgent de trouver une autre occupation ! On compte également 1 700 décharges UNSS – la décharge dont bénéficie un enseignant d'éducation physique et sportive lorsqu'il accompagne des élèves à l'extérieur – qui ne sont pas réelles."

"Ce budget ne reflète donc pas une prise en compte entière des observations de la Cour des comptes. En ce qui concerne les décharges non statutaires, on est à un début de commencement de solution. Les enseignants en surnombre disciplinaire devraient être employés prioritairement pour faire des remplacements : lorsqu'on ne fait pas les heures de travail pour lesquelles on est payé, cela paraît logique ! Et les places offertes aux concours des disciplines sur-dotées, comme l'EPS, devraient être réduites de façon plus importante. Je sais qu'il faut éviter un effet accordéon, mais on ne peut pas non plus accepter que ces disciplines soient éternellement en surnombre ! En tout état de cause, il faudra améliorer les justifications données à chacune des actions."

L’allusion faite par le député Chamard à 1700 « décharges UNSS » est absurde. En fait, l’affirmation approximative du député, reprend celle de la Cour des comptes et de la Commission des finances, déjà contestée par le SNEP. Cette dernière affirme l’existence présumée d’un excédent théorique d’emplois d’enseignants d’EPS correspondant à 1700 équivalents temps plein. Ce chiffre s’appuie sur une accusation non fondée, affirmant, a priori, que 30% des enseignants d’EPS n’accompliraient ni leurs missions statutaires ni leurs obligations de service dans le cadre du forfait de 3heures hebdomadaires relatif à l’animation du sport scolaire.

De la même façon, si l’EPS apparaît comme une discipline « sur-dotée » c’est parce que l’administration a donné des consignes aux recteurs, depuis plusieurs années, pour créer artificiellement des excédents. Il y a aujourd’hui plus d’enseignants qui font des heures supplémentaires et qui sont affectés sur des moyens provisoires. C’est donc un excédent virtuel que l’administration affiche aujourd’hui..

Les propos de M.Chamard sont la preuve que les alertes que nous avons lancées depuis quelques temps, en réaction au « socle commun » de la Loi Fillon et au rapport de la Cour des comptes sur l’UNSS sont bien réelles et que la discipline est en danger. Pour faire passer un budget de régression tous les moyens sont bons !

C’est l’existence même du CAPEPS 2006 qui est en cause.

 
Lutte des STAPS dans l'acad de RENNES
le 11/11/05

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